BPI France propose un prêt Hôtellerie sans caution personnelle ni garantie pour soutenir, entre autres chantiers de modernisation, la mise aux normes des équipements. Un crédit d’impôt existe aussi pour certaines catégories de restaurateurs qui souhaitent investir dans du matériel de cuisine.

 

Quels leviers les professionnels du secteur HCR ont-ils la possibilité d’actionner pour engager des chantiers de rénovation, acheter du matériel plus performant ou faire procéder à l’installation d’une cuisine de restaurant moins énergivore ? En 2015, BPI France, banque publique d’investissement, avait lancé un prêt Restauration pour financer de tels projets jusqu’à 600 000 euros : ce dispositif simplifié (il ne prévoyait ni caution personnelle ni garantie et proposait un taux préférentiel) a malheureusement été supprimé en juillet 2018.

Un prêt jusqu’à 1 million d’euros

Subsiste aujourd’hui un crédit spécifique qui cible notamment les hôtels restaurants indépendants et franchisés. Son montant, compris entre 30 000 et 1 million d’euros, couvre les dépenses relatives à la modernisation et la mise aux normes des équipements dans l’optique de garantir une meilleure hygiène alimentaire ou sécurité environnementale (dans la limite de 25% du coût des travaux et acquisitions).

Ce prêt Hôtellerie, octroyé sur 10 ans sans aucune contrainte de garantie sur les actifs de l’entreprise, ni caution personnelle*, intègre également dans son périmètre d’éligibilité l’achat de matériels neufs qui s’inscrivent dans une démarche de développement durable.

Une autre aide, accordée cette fois sous la forme d’un crédit d’impôt, s’adresse à une catégorie particulière du secteur : les maîtres-restaurateurs. La loi prévoit en effet un avantage fiscal de 50% pour les établissements qui comptent dans leur effectif au moins une personne (dirigeant ou salarié) détenant ce titre**. Les dépenses de modernisation ou d’amélioration prévues dans ce cadre doivent obligatoirement correspondre aux normes d’aménagement et de fonctionnement inscrites dans le cahier des charges du label qui reconnaît à son titulaire les qualifications et les exigences requises en matière de traçabilité des produits et d’une cuisine 100% maison : les investissements défiscalisés portent, entre autres, sur l’hygiène alimentaire (équipement en matériels de cuisson, plans de travail etc…) et sur l’approvisionnement majoritaire en produits frais (matériel de réfrigération en froid positif ou négatif, équipement de stérilisation et de pasteurisation…)

 

*il s’agit d’un prêt participatif destiné à financer des dépenses d’investissements productifs, comme les travaux d’aménagement. Précisons que le crédit Hôtellerie n’est délivré qu’à titre complémentaire et accompagne obligatoirement un financement bancaire classique.
** cette mesure se limite désormais aux maitres restaurateurs qui ont obtenu ce statut entre le 15 novembre 2006 et le 31 décembre 2017.