Cuisines professionnelles : de l’emploi pour les frigoristes

Ces spécialistes du froid sont très recherchés par les entreprises de dépannage : l’an dernier, le syndicat du secteur, le Snefcca, avait lancé un appel aux candidats.

Le « froid » recrute en masse. Rien d’étonnant car il est presque partout, dans les foyers (réfrigérateur), la grande distribution (surgelés), l’industrie (agro-alimentaire, plasturgie, cosmétique), les hôpitaux (blocs-opératoires), les entreprises (climatisation), les entrepôts logistiques, le transport (camion frigorifique) et bien sûr les restaurants, les cafés, les hôtels, les cantines. Cet inventaire suffit à cerner l’ampleur des besoins, autant qu’il traduit la diversification d’un secteur qui doit répondre et s’adapter en permanence aux nouveaux enjeux environnementaux et aux normes de développement durable.

D’après des données récentes fournies par le Snefcca (Syndicat national des entreprises du froid, des équipements de cuisines professionnelles et du conditionnement de l’air), l’ensemble de la filière représente, en France, un réservoir de presque 30 000 emplois (répartis dans quelque 2 650 entreprises). Les besoins en main d’œuvre sont immenses et les perspectives d’embauche très nombreuses : le secteur débloque chaque année entre 3000 et 5000 projets de recrutements.

Certains métiers sont très recherchés : c’est le cas des frigoristes et autres techniciens de maintenance spécialisés dans le dépannage du matériel de restaurant, et notamment des équipements lourds comme les chambres froides dont la complexité technique et la dangerosité potentielle des opérations qu’elles nécessitent (mélange d’eau, de gaz inflammables et d’électricité) exige un haut niveau de qualification.

Beaucoup de postes à pourvoir en Ile-de-France

Depuis 2011, la loi impose d’ailleurs aux personnels des entreprises concernées de suivre une formation sanctionnée par une attestation d’aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes, délivrée par un organisme évaluateur. Ce certificat est décerné après le passage d’un test qui vise à vérifier les acquis théoriques du candidat et le niveau de ses compétences pratiques. Avant d’en arriver-là, « un Bac professionnel, un BEP ou un Bac + 2 » constitue de bons tremplins vers cette profession, promet le Snefcca. Le syndicat affirme que ces diplômes assurent à leur titulaire la certitude « de trouver un emploi dans le secteur ».

Parmi eux, le bac pro « Technicien du froid et du conditionnement d’air » forme et ouvre des carrières dans les missions qui ont trait à « la production du froid industriel et commercial et la chaîne du froid pour la conservation alimentaire ». Dès la fin du collège, un CAP Installateur en froid et conditionnement d’air fournit une première initiation dans la pose et la maintenance d’équipements frigorifiques (en restaurant ou cantine par exemple).

En Ile-de-France, les débouchés sont particulièrement importants : la région, qui concentre 13 % des entreprises de la branche et près du quart de l’effectif national, se hisse en pole position des activités d’installation frigorifique, climatique et de cuisine professionnelle.